Avant de commencer les cours, de se prendre la tête à trouver des problématiques et à réaliser des projets, il était nécessaire de se prendre quelques jours de vacances bien mérités. Bon d'accord, normalement, c'est l'effort et après le réconfort mais dans notre cas, on a décidé de changer le proverbe : c'est le réconfort avant l'effort. Un autre réconfort viendra récompenser l'effort que je commence demain à la première heure !
Destination de ce petit séjour : Miami Beach ! Le soleil, la plage, les bâtiments style rétro, les belles bagnoles, les boites de nuit et la musique électro sont les mots clés pour décrire la vie de cette bande de terre entre l'océan Atlantique et le continent. Pour avoir fait quelques villes américaines, Miami Beach est l'endroit où l'expression du fameux « rêve américain » prend tout son sens. Tout ce qu'on peut voir dans des films, dans des séries américaines se voit dans le quartier de South Beach à Miami. Finalement, on a presque l'impression d'être dans un film. C'est ce qu'on a vécu pendant ces quelques jours dans l'état le plus au sud des États-Unis.
L'aventure commence à Montréal. 5h du matin. Aéroport international Pierre Eliott-Trudeau. Enregistrement des bagages et passage de la frontière Américaine. C'est une des spécificités de Montréal pour les vols vers les États-Unis. Les douaniers américains sont dans l'aéroport. On a le droit aux traditionnelles : Qu'est-ce que vous allez faire aux USA ? Avec qui ? Pourquoi ? Combien de jour ? Dans quelle ville ? Combien on compte dépenser ? La couleur est annoncée. Comme pour les autres douanes, la sensation est la même : les ricains ne rigolent pas. Toujours la même impression : on est des bouseux. Ils sont les rois du monde. Je crois que ce n'est plus le cas mes chers amis. Embarquement dans l'avion. L'objectif est annoncé : dodo jusqu'à Miami. 3h30 d'avion. Après s'être tapé 8h pour faire un Paris-Montréal, faire Montréal-Miami, c'est quand si on prenait le bus ! Le vol se passe bien. L'arrivée à Miami est riche en émotion : l'aéroport est immense, les destinations sont encore plus paradisiaques que d'habitude et il fait une chaleur à en crever ! Lorsque l'on sort de l'aéroport, on a l'impression que la chaleur pénètre chaque pore de notre peau pour venir nous étouffer. Une idée en tête : arriver le plus vite possible chez notre pote (on pense à toi César !!) à South Beach pour pouvoir te changer et aller faire un tour dans l'eau. Avant cela, on fait un petit tour par Coconut Groove ou nous devons déposer un pote français pour un boulot. Nous traversons les quartiers huppés de Miami et le centre d'affaires. Les maisons et les tours de bureaux sont chacune plus impressionnantes les unes que les autres. On finit par arriver à South Beach à Miami Beach (Miami et Miami Beach sont deux villes différentes). Notre pote habite au 11è étage d'une tour. On a une magnifique vue. On se change, on sort et ... de gros nuages font leur apparition. Vive le climat tropical : beau, 5 min, orage, 5 min, beau. On attend un peu et on décide de rejoindre la plage à quelques minutes à pied. Une fois sur la plage, une impression vient en tête : c'est grand, c'est gros, c'est américain. La plage s'étend à perte de vue. Une partie de la plage est réservée aux quads de la police, une autre pour les petites maisons de maitre sauveteurs et enfin la dernière pour les baigneurs. On se baigne : l'eau est chaude ! C'est un truc de fou. On ne sent pas la différence entre l'air et l'eau. On y rentre sans problème. Après quelques heures passées sur la plage, on décide de rentrer à l'appart pour se changer et préparer la soirée du soir. Soirée plutôt tranquille avec un « repas » à la maison, un petit apéro et une petite sortie sur Lincoln Av, une des rues piétonnes de Miami Beach.
Samedi matin : réveil avec des orages. Malheureusement, le temps n'arrivera pas à se lever. En début d'après midi, on décide de partir vers un immense centre commercial de la banlieue de Miami. En effet, il est énorme. Il est très américain : un parking immense, des dizaines et des dizaines de magasins avec toutes les marques que l'on souhaite. Dans un magasin de surf, ils ont même recréé une piscine pour simuler des vagues. Cela coute 20$ pour faire 30 minutes de surf dans un ... centre commercial ! Bienvenue aux USA. Le soir est plus intéressant. La soirée se prépare bien. Apéro à la maison. Sur les coups de 23h, on décide de sortir. Notre pote de Miami a des contacts pour rentrer dans l'une des plus grandes boite de Miami Beach. On prend 2 taxis vu le groupe qu'on est et on se rend sur Washington Av, axe très fréquenté de Miami Beach. L'ambiance y est très américaine : les limousines déposent des groupes de personne, les propriétaires de gros 4*4 noirs avec les jantes de 22 pouces friment devant les minettes de l'entrée. La queue est grande. Le plus important à Miami Beach est d'avoir des contacts. Cela ne marche que comme cela. Cela a marché. On est rentré sans faire attendre. L'ambiance à l'intérieur est très spéciale : l'apparence est la chose la plus importante à voir la file pour atteindre les toilettes des filles et des mecs dès le début de soirée. Le portefeuille est le deuxième élément le plus important. Une chose est sure à Miami : sans argent, on n'est personne. Si on n'est personne, on n'a pas sa place à South Beach. C'est la règle. La soirée se passe bien. On reste entre personnes du groupe. On est bien comme cela.
Le lendemain arrive vite. Le temps est magnifique. La plage est à nous. C'est effectivement le cas. On a profité de la plage toute l'après midi. On profite de la mer et du manque de fond de la mer à proximité de la plage pour faire un peu les cons. Le divertissement est au RDV. Sur les coups de 16h, nous décidons de faire un repli vers l'appart. Après une petite Corona sur la terrasse, nous partons dans un bar avec piscine et vue sur le downtown de Miami. L'ambiance est conviviale. Le soleil se couche. La vue est magnifique. On décide par la suite d'aller au Nikki Beach. À la pointe de Miami Beach, sur la plage, plusieurs communautés sud américaines apportent leur musique. Tout le monde danse. L'ambiance est bonne enfant et cela donne envie de bouger son corps ! Le Nikki Beach, c'est une institution de South Beach. C'est un bar avec de la musique électro sur la plage. Fort sympathique. Les gens y viennent pour passer un moment entre potes autour d'une petite bière. C'est agréable et cela permet de profiter. Nous terminons la soirée par un petit resto brésilien. La viande est très bonne et on profite bien de la formule : tout à volonté ! La digestion, obligatoire, s'est faite sur Ocean Drive, véritable Croisette de Miami Beach.
Le lundi n'est pas vraiment palpitant. On se lève, on profite une dernière fois du soleil et on fait nos valises. Je regarde la météo : Montréal 16 degrés ! Heu, on ne peut pas rester quelques jours de plus ? Faire un semestre ? L'université de Miami ne recherche pas des étudiants en Urbanisme ? Non revenons à la réalité. Miami, c'est bien. 1 semaine, 10 jours. Une année, je ne sais pas. À mon gout, c'est trop ... Comment dire ... Miami. Trop superficiel, trop ensoleillé pour travailler, trop déconnecté de la vraie vie. C'est mon avis...